Jeudi 19 janvier 2012
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21:00
Il y avait longtemps que je n'avais pas publié dans la rubrique "scène de vi(ll)e" de Cergyrama. Cette
rubrique est consacrée à des scènes ou des conversations que j'ai saisies dans des lieux publics à Cergy, dans le bus, le RER.
Aujourd'hui je vais vous raconter une scène saisie dans un restaurant de Cergy-Préfecture qui est ma cantine
préférée le midi et qui est fréquentée plutôt par un public jeune.
C'était le 2 janvier 2012 période propice aux voeux. J'étais attablée à côté d'un groupe de jeunes adultes
assez bruyants (probablement des étudiants) et qui s'exprimaient fort. Un de leur ami les rejoint et s'écrie "Bonne année BBB, profitons en avant la fin du
monde qu'on nous annonce en décembre. BBB : Buvons, Bouffons, Baisons". Toute cette gentille assemblée s'est exclaffée en reprenant en coeur "BBB".
j'ai ri et j'ai aprouvé car j'ai comme philosophie de la vie le "carpe diem" Vivons intensément le moment
présent.
Quand on y réfléchit, c'est néanmoins révélateur de notre époque où beaucoup de jeunes n'ont plus d'espoir.
Beaucoup boivent beaucoup on le voit dans les fêtes de Cergy.
Est-ce une chance de fêter ses 20 ans en 2011 ? Avoir eu 20 ans au temps de la guerre d'Algérie, en Mai 68,
ou sur les chemins de Katmandou, était-ce si différent ? La vie des jeunes est-elle meilleure ou pire que celle de leurs aînés ?
L'an dernier j'avais des voisins étudiants très agréables et polis. Quand ils faisaient une soirée,
elle était toujours très arrosée on le voyait aux cadavres de bouteilles laissés devant leur maison le lendemain et je peux vous assurer que ce n'était pas que de la bière, mais des alcools
fort whisky, vodka. Quand on leur disait que le bruit qu'ils avaient fait était insupportable, ils étaient réellement navrés et s'excusaient en nous disant qu'ils ne contrôlaient plus rien
au bout d'un moment !!
J'espère que le "baisons" n'exclue pas les vrais sentiments amoureux et que le "bouffons" ne privilégie
pas la quantité à la qualité. Ceci me fait penser que j'aimerais remplacer une année BBB par une année AAA (amour, amitié, argent) et si l'on devait perdre un A, je préfèrerai perdre
le dernier car l'argent ne fait pas le bonheur mais ne pas en avoir rend malheureux. L'argent peut aussi empêcher d'aimer ou d'être aimé pour ce que l'on est.
Par Martine
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Mercredi 16 juillet 2008
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01:13
Je vous assure chers passagers que cette histoire est absolument vraie et qu'elle se passe
chez un coiffeur de cette honorable agglomération même si toute ressemblance physique avec des personnes existant ne serait que pure coïncidence bien sûr !!!
La coloriste jeune stagiaire d'origine africaine très jolie avec ses très longues nattes (un travail d'artiste) me présente le nuancier pour choisir ma couleur. Je lui dis que je suis une habituée
et je lui demande de regarder ma fiche.
Hélas il y a eu changement de système informatique et en même temps, perte de la mémoire de l'ordinateur.....
Je me tourne alors vers la coiffeuse qui m'avait fait ma couleur le mois dernier et je lui demande de venir m'aider à essayer de retrouver dans le nuancier ma couleur habituelle. Peut être qu'elle
se souvient.
Elle me répond :
- "vous n'avez pas donc votre carte, c'est marqué dessus".
Eh Ben non, je n'ai pas ma carte..... Comment aurais-je pu penser que l'ordinateur aurait perdu sa mémoire.... Je luis réponds :
- "c'est un marron de ce nuancier auquel vous rajoutiez une autre couleur".
- "Ce n'est pas une autre couleur "rétorque-t'elle avec le sourire satisfait de celui qui sait mais un produit pour les cheveux blancs" .....
- Pardon désolée, la spécialiste c'est vous.
Sur ce elle se tourne vers la jeune stagiaire et lui dit d'un ton péremptoire :
- "tu mets un 5.74 et tu rajoutes le produit pour les cheveux blancs. C'est quel produit qu'on ajoute pour les cheveux blancs ?
Long silence de la stagiaire qui rougit
- "Alors, alors ...." s'impatiente la coiffeuse, quel produit rajoute t'on ?
Le silence de la stagiaire persiste, elle rougit de plus en plus
Je ressens comme un malaise et je suis prête à lui demander de lui donner la réponse quand elle la lui donne enfin.
La stagiaire répond :
- "ah oui, oui ... c'est vrai...."
et la coiffeuse de s'exclamer fort d'un ton moqueur devant les clientes et la stagiaire :
- " ah oui...oui....C'est comme l'ordinateur qui perd sa mémoire, c'est ces nattes qui lui rétrécissent le cerveau".
Par Martine
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Lundi 14 janvier 2008
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13:34
Le Dimanche des rois (jour des galettes) la boulangerie de la rue Saint Martin a été braquée dans l'après-midi vers 15 heures. La
recette de la journée a été emportée.
C'est la deuxième fois en l'espace de 3 semaines que le bureau de poste de Cergy Village est braqué. La seconde samedi matin 12 janvier s'est accompagnée de la prise en otage des deux
employés.
Voir l'article du Parisien et l'article de Vo 'News
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Par Martine
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Jeudi 27 décembre 2007
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13:04
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Gare Saint Lazare !!!

Merci Gérard de m'avoir envoyé cette photo
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Par Martine
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Vendredi 9 novembre 2007
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01:25
Un soir dans le bus 45 :

Le bus quitte l'arrêt de Cergy Saint christophe , une petite fille et vraisemblablement sa maman courent après le bus, le chauffeur s'arrête et elles montent.... La petite fille a
failli manquer quelques minutes de sa vie qui la marqueront certainement pour longtemps.
Elles discutent ensemble et rient.
A l'arrêt "Rond point des hauts de Gency" les contrôleurs montent dans le bus.
Ils demandent à la maman de présenter ses titres de transport.
Elle remet le ticket mais n'en a pas pour la fillette et se justifie en disant "ce n'est pas ma fille", les contrôleurs demandent qui est le tuteur de l'enfant : Silence de la
femme.
Les contrôleurs lui réclament ses papiers. En a t'elle, N'en a t'elle pas ? elle refuse de les donner et refuse de nouveau de payer l'amende.
Les contrôleurs menacent de faire intervenir la police. elle leur répond : appelez les, j'ai un ticket. Les contrôleurs lui font remarquer que si elle en a effectivement un, la
petite n'en a pas.
De nouveau la femme insiste en expliquant que ce n'est pas sa fille.
Les contrôleurs menacent de faire descendre avec eux la fillette au prochain arrêt avec la femme qui sans aucune hésitation s'exclame : elle descendra seule. La fillette se met à
pleurer.
Un contrôleur ému par les larmes de l'enfant, pour sortir de cette impasse, propose à la femme d'acheter le ticket ce qui lui évitera de payer une amende. Je ne peux pas , je n'ai pas
d'argent. Les pleurs de l'enfant redoublent, tous les passagers sont émus , choqués.
Les contrôleurs vaincus abandonnent et sortent du bus en disant "On ne peut pas vous oublier madame et si on vous retrouve sur notre chemin on ne vous fera pas de cadeau".
La maman a gagné elle n'a payé ni ticket , ni amende. Les contrôleurs sortis, avec le sourire fier et insupportable des vainqueurs, elle console la petite qui pleure toujours en lui disant
"mais pourquoi tu pleures, arrête, ils ne t'auraient pas emmenée "
Ce n'est pas ma fille, vous pouvez l'emmener : ces mots resteront gravés dans le coeur de l'enfant.
Les mots peuvent être aussi violents que les coups.
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Par Martine
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