Mercredi 14 mai 2008

Rappelez vous le 8 février / 8 heures ce superbe lever de soleil.


J'ai pris des photos , je les ai publiées et depuis je regrettais de n'avoir pas composé un poème pour les accompagner. Pour éviter de vivre avec cette frustration, j'ai profité de mes vacances pour écrire ce poème et pour l'illustrer,
je l'accompagne d'une photo non publiée en février.


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Une Boule de feu soudain surgit

Des limbes ténébreuses de la nuit.


Endormie elle se dissimule encore

Dans les cieux cotonneux de l’aurore.


Elle se love dans un couffin de brume

qui enveloppe les  étangs d’écume.


La nuit d’hiver cesse en apothéose

Au pied des douze colonnes roses.


Le ciel d’hiver maintenant  rougeoie

Dans une pluie d’émotion et de joie.


Cergy, je te regarde t’éveiller

Tu es si belle dans ton écrin doré.



Vendredi 29 février 2008
Un concours de poésie, réservé aux habitants de Cergy-Pontoise , organisé par la STIVO  sur le thème "prends ton bus et écris ton rêve"

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m'a fait penser à un texte personnel (ce n'est pas une poésie) que j'ai écrit très récemment dans un atelier d'écriture sur le web.  Le voici ci-dessous :


 

« Rêve de bus »

Assise dans le bus elle  lit « La place » d’annie Ernaux  et butte sur cette phrase  de l'écrivaine parlant de son père :

« peut être sa plus grande fierté, ou même la justification de son existence, que j’appartienne au monde qui l’avait dédaigné »

Un discret parfum de lavande la surprend. Elle abandonne sa lecture, lève les yeux. Un homme, assis en face d’elle dans le bus, fait des mots croisés. 

La blancheur de son visage contraste avec ses cheveux très bruns, brillants, lissés en arrière. Ses yeux vifs et noirs sont cerclés de lunettes rondes aux épaisses montures d’écaille.

Sa bouche fine affiche une moue perplexe pendant que sa longue main aux ongles courts et soignés s’agite et remplit, hésitante, avec un crayon à papier quelques cases blanches.

Lhomme soudain met son crayon dans la poche interne de sa veste bleue marine, referme sa revue de mots croisés et la range dans une serviette plate en cuir noir. Il lève les yeux, l’aperçoit, la contemple avec un regard surpris exprimant à la fois fierté et fragilité. Le bus ralentit, il lui sourit tout en se levant et murmure à son attention : « je t’ai aimé, crois moi »

Elle le suit du regard. Des larmes, qu’elle ne peut retenir, coulent sur son visage. Le bus s’arrête, l’homme descend allume une cigarette. « Papa » crie t’elle sans pouvoir se lever et le suivre. Elle le regarde attendrie disparaître dans la rue.

Une sonnerie stridente vient interrompre le bonheur fugace de l’instant. Elle se réveille, son oreiller est trempé de larmes.  Elle se lève laissant derrière elle son passé pour songer à la journée qui débute.  Elle aime la magie de l’aube , ce moment unique où tout est encore possible.


La STIVO en association avec l'association de poésie "l'écritoire" à Jouy le Moutier vous invite à la poésie. Les plus beaux poèmes seront récompensés. Pour en savoir plus, cliquez sur le visuel ci dessous



Excellente idée. Merci à la STIVO. Je ne pourrrais pas présenter le texte ci-dessus : trop long et ce n'est pas un poème.

Je prends le bus souvent et à chaque fois je rêve, je rêve de quoi........ de bus propres.. Une idée pour un poème ........ Même si l'écologie est en vert, c'est difficile de la mettre en vers

Peut être arriverais-je à faire de ce rêve un poème. j'ai jusqu'au 31 mars.
Mercredi 14 novembre 2007

Lors de D'Clam, après avoir pu apprécier les oeuvres de Lili, j'ai participé à l'atelier d'écriture "objets usuels" animé par des membres de l'association GFEN 95. Il s'agissait  de s'exprimer sur une fourchette. 


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Chacun d'entre nous devait en 5 minutes écrire tout ce que lui inspirait la fourchette qui lui avait été remise (mots ou phrases). Une fois terminé  nous fixions nos textes au mur. Ensuite nous devions chacun lire tous les écrits du groupe et "voler" tous les mots ou partie de texte qui nous plaisaient en les inscrivant sur une feuille.

Ensuite le mot fourchette était écrit sur un grand papier blanc et chacun devait  donner des mots dont la sonorité était proche des sonorités comprises dans le mot "fourchette". Voir une partie du résultat du groupe sur la photo ci-dessous.  Nous avons formé un arc de cercle autour du tableau et avons ensuite prononcé les mots que nous souhaitions en les théatralisant.




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Enfin nous nous sommes rassis et avons écrit un texte avec comme seul impératif qu'il contienne 5 mots de notre premier écrit et 5 mots volés aux autres. Le fait d'avoir auparavant théâtralisé les mots à l'oral aide pour la musicalité de l'écrit.

Ceux qui le souhaitaient lisaient ensuite leur écrit au groupe. Certains de ces poème ou proses étaient beaux. Je n'ai pas été étonné du résultat car j'ai l'habitude d'animer des ateliers d'écriture même s'ils sont un peu différents dans la forme. Vous trouverez mon écrit ci-dessous, ce n'était pas le meilleur. Si il y a des participants à cet ateliers parmi mes lecteurs, ils peuvent m'envoyer leurs textes, je les publierai.

Dans mon texte les mots obligatoires sont en gras En bleu mes propres mots et en rouge les mots volés :

 

Le plaisir des papilles

La mélodie des couverts

L’aliment prisonnier

Il  veut s’échapper

Des dents agressives

Retrouver la liberté

Se faire pincer, écraser

Entre les baguettes effilées

D’un chef d’orchestre asiatique

Pourquoi veut-il finir en musique

 

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Une animation en chanson lors de cette journée

Mercredi 7 novembre 2007
Dans mon reportage photo / vidéo de l'exposition Lucien GONDRET à Marines "Le Vexin tel que je l'aime, je vous avais promis de vous diffuser dans son intégralité le bel hommage poétique de Lucien GONDRET au Vexin lors de son discours d'inauguration de l'exposition. Le voici ci-dessous. Merci Monsieur Gondret, je me suis permis d'illustrer votre émouvant poème de photos de votre cher Vexin


Mozart disait : "Faire de la bonne musique, c'est mettre ensemble des  notes qui s'aiment". Je pense que c'est la même chose en peinture, avec des couleurs qui s'aiment. C'est également vrai en poésie avec des mots qui s'entendent bien (s'entendent dans les 2 sens du terme). J'ai donc essayé de mettre en harmonie, pour vous ce soir, quelques phrases simples, pour vous parler du Vexin "Tel que je l'aime", puisque c'est le titre de mon exposition.
Car pour moi la poésie, comme la peinture, c'est une vieille maladie que je traîne depuis la 6ème, même si je n'en parle pas beaucoup



VEXIN


Depuis le jour où je suis né,
Voila déjà un bon moment,
Personne n'aurait pu le deviner
Qu'on s'aimerait aussi longtemps.

Et après toutes ces années
Qu'on a passées à vivre ensemble,
Je crois qu'on peut se tutoyer
C'est bien plus sympa il me semble

Je te le dis, et le répète :
Vexin tu m'as tout apporté
Si ma peinture est une fête
C'est toi que je dois remercier

Avec mon âme de paysan,
J'aime te peindre par tous les temps,
Et sous la neige, ou dans le vent
Dans l'aube claire du firmament.

Car tout m'inspire et tout m'étonne :
L'enchantement d'un soir d'été,
La pluie d'avril, brouillard d'automne
Tant de beauté, de volupté


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Les buttes de Rosne

Mais pour moi cette belle terre,
Restera toujours un mystère

J'aime l'argile encore fumante
De tes gros labours de printemps,
Dans une brume frémissante,
Le matin, au milieu des champs

Telle une marée de blés d'or,
Qui ondule comme la mer,
L'été s'achèvera encore,
Dans une impression douce-amère,

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Dans un champs à Auvers

Mais laisse la fenêtre ouverte,
Je veux respirer ta peau,
Le chaud parfum de l'herbe verte,
Qui fleurit le long du coteau.

Sur les chemins, dans tes forêts,
J'ai toujours trouvé l'harmonie
Et la musique dont je rêvais
Pour une douce litanie.

Je suis content, car hier soir,
Alors qu'il faisait presque noir,
J'ai retrouvé dans la vallée
La cressonnière abandonnée
Où j'allais jouer quand j'étais môme,
Dans une boucle de la Viosne,
Sa cabane au toit de roseaux
Où vont se nicher les oiseaux.
Si elle est un peu délabrée,
A cause du froid et des années,
Fièrement , elle a conservé
Tout son charme et sa beauté.

La nuit tombe sur la Villetertre
Et tout s'endort, je le regrette
Le vent chuchote sur l'étang
Des mots d'amour, d'un autre temps.

C'est tellement beau que j'en frissonne.
Mais j'y pense, c'est déjà l'automne.

Et je voudrais encore flâner,
Continuer de m'émerveiller
Dans les marais et sur les bords
De l'Aubette ou du Sausseron
Parmi ce fabuleux décor
D'iris d'eau et de liseron.


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Lavoir de chars

Tu as gardé dans ta mémoire
les souvenirs de mon enfance
Heures sombres ou moments de gloire,
Sur cette bonne terre de France.

Vous pouvez  lire la suite du poème de Monsieur Gondret ou choisir de visionner la vidéo dans l'article du vernissage

 

Août 44, je me souviens
Du soldat noir américain
Debout et fier sur son char
Qui descendait les rues de Chars
Il revenait de Normandie,
Pour aller libérer Paris.
J'espère qu'il est encore en vie
Je voudrais tant lui dire : Merci

Te souviens tu de nos glissades
Sur l'eau gelée des caniveaux
Rue de l'église, après le caté ?
C'était trop beau ces rigolades
Nos mains glacées sous le manteau
Avec nos galoches cloutées

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Eglise de Chars

Le monde avance, et la vie change
On ne met plus de blé dans les granges.
L'eau fumante des lessiveuses
Ne s'écoule plus dans la rue.
Cette tâche si laborieuse
Heureusement a disparu.

Du coup, les enfants d'aujourd'hui
Se retrouvent privés de glissade
Le temps tue la poésie
J'ai le coeur qui bat la chamade

Dans tes vallons et tes vallées
De Vetheuil à Nesles la Vallée,
Sous de grands ciels radieux
Aux paysages bénis des dieux,
J'ai écouté battre ton coeur,
Et comme Joe le compositeur
J'ai tout essayé pour traduire
Cette passion que tu m'inspires.

J'aurais tellement voulu pouvoir
Atteindre ce rêve illusoire
Clef de sol de mon répertoire :
Surtout ne pas te décevoir

Tu as su enrichir mon oeuvre
De tes clochers, de tes villages
Si je n'ai pas peint de chef-d'oeuvre
Je t'ai rendu un bel hommage.


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Chavençon

Pourquoit faut-il toujours douter
Quand on veut peindre la beauté ?
L'art n'est pas simple, vous le savez
Ca ne suffit pas de barbouiller

J'ai donc prié dans tes chapelles
Dans tes églises, tes champs de blé,
Qu'un élan mystique m'appelle,
En quête d'authenticité.

Car moi qui me croyait si fort
J'ai bien besoin de réconfort.

J'aime les grandes symphonies,
En musique ou bien en couleurs,
Mais avec toi je communie
Au concerto en la mineur,
Un dialogue, une confidence
Chacun dévoilant ses secrets
Dans une tendre connivence
A mots feutrés, pleins de respect

J'ai toujours bien suivi ta voie
A la recherche d'absolu.
Mais si pourtant, malgré tout ca
Je t'ai quand même un peu déçu

Vexin ne m'en veux pas
J'ai fait ce que j'ai pu

VIncent, Camille, Claude et les autres,
A Auvers, Pontoise ou Giverny,
J'aurais aimé être des vôtres
Pour partager votre folie

Cent ans après, modestement
Ivre d'amour et inconscient
J'ai voulu marcher dans vos pas
Mais ils sont bien trop grands pour moi

Que laisserai-je de mon passage ?
Quelques tableaux, quelques images
Eparpillés de par le monde
Dans mes rêveries vagabondes
Bien peu de chose, en vérité,
Aux regards de l'humanité

Mais si je n'ai pas pu vous faire plaisir,
En concrétisant vos désirs,
Entre nous, je veux bien l'avouer,
C'est ca ma plus grande fierté

Vexin mon frêre mon amour,
Un jour il faudra se quitter,
Pour un voyage sans retour,
Sans regretter, ni pleurnicher
Et commencer cette autre vie,
Où on pourra s'aimer aussi.

Car puisque tel est mon destin
Dès la naissance, je le savais
C'est dans la terre du Vexin
Que pour toujours je dormirai



par Lucien Gondret publié dans : Poèmes et Haïkus
Vendredi 5 octobre 2007

 
Rêve et ambitions

Dans le pays sans étoiles
Que le ciel d’orage voile
Les petites du quai aux fleurs
Les filles du vieil oiseleur
Juliette et sa sœur Geneviève
découvrent la boîte aux rêves
dans un joli écrin de bois
du grenier de Monsieur Ripois.
Au crépuscule le jour s’enfuit
l’heure pour les belles de nuit
l’heure des liaisons dangereuses
pour les jeunes filles rêveuses
En rêvant de Till l’espiègle
Juliette tombe dans le piège
Allongée nue sur le sable
Elle a la beauté du diable
Les yeux fixés sur le rivage
D’une si jolie petite plage.
Till aime le rouge et le noir
Teintes de sang, de désespoir.
La fièvre monte à El Pao :
Avec Sorel , et del dongo
Ils aiment le diable au corps
Sans retenue et sans effort
Comme Fanfan la tulipe
Le joueur qui s’émancipe
Le pouvoir ils vont posséder
Les femmes il vont abuser
Vive les grandes manœuvres
Les tambours, les chefs d’œuvres
Si Paris nous était conté
Si Paris nous était donné 


Pour vous en cette date anniversaire, ce poème avec une bonne partie de la filmographie de Gérard Philipe. Pourquoi fêter les 2 ans de Cergyrama avec cet hommage à gérard Philippe parce qu'il y a 2 ans  : mon premier article "la maison Gérard Philipe"  lui était consacré avec la visite de sa maison (photo ci-dessous).



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Merci à tous et particulièrement à tous ceux qui m'apportent des informations, des photos.... Vous êtes de plus en plus nombreux. et Merci surtout à Jean-François dont c'est l'anniversaire ausi aujourd'hui, ce n'est pas un cadeau que je lui ai fait il y a deux ans en créant ce blog.

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