Livres / Films

Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 05:00

J’ai souvent parlé ici des livres d’Annie Ernaux, Ecrivain qui habite Cergy et dont j’aime beaucoup les romans.

Elle vient de publier chez Gallimard un nouveau livre une anthologie qui « Ecrire la vie » qui regroupe ses différents romans : les armoires vides, la honte, l’évènement,

la femme gelée , la place , journal du dehors , une femme, je ne suis pas sortie de ma nuit, passion simple, se perdre, l’occupation et

les années.

 

 

ecrire-la-vie.jpg


Même si vous en avez lu beaucoup, vous ne les avez peut-être pas tous lus.

 

Annie ERNAUX y publie également des extraits inédits de son journal intime et le livre est illustré de photos personnelles.

Annie au travers de ses différents romans y raconte sans pudeur sa vie depuis son enfance en Normandie à Yvetot dans le café épicerie de ses parents jusqu’à sa vie de femme, de mère.
 

Par Martine - Publié dans : Livres / Films
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 05:00

Dans un article de novembre dernier,  je vous annonçais la sortie du recueil de textes en vers ou en proses "la Boîte à rêves" que nous avons écrit à plusieurs sur un dessin de Solyzaan (Voir ici).  

 

 

 

111031 Couverture Boite a reves PF

 

Le profit de la vente de ce livre sera reversé à l'association  Rêves afin de réaliser le rêve d'un enfant malade. Grâce aux premières ventes le rêve de Mériem (découvrir en famille la magie de Disneyland Paris) sera réalisé : 

 


  111222_Reves_2.jpg

 

 

 

 

Aujourd'hui j'ai le plaisir de diffuser ici le poème que j'ai écrit pour ce recueil 


Ouvres, ouvres ta boîte à rêves mijotés


Mijoty écrit, Elle décrit

A l’encre parme, ses p’tits secrets

Qu’elle emportera au paradis

C’est son rêve de violet


Mijoty vole, Elle s’envole

Sur un indigo très bel oiseau

Avec son fiancé Eole

C’est son rêve d’indigo


Mijoty gomme, elle dégomme

Les nuages gris de l’azur des cieux

Plus jamais d’hiver et d’automne

C’est son rêve de Bleu


Mijoty sème, elle essaime

D’étranges graines dans le désert

Futurs arbres aux hauteurs extrêmes

C’est son rêve de Vert


Mijoty luit, elle reluit

En banlieue dans toutes les zones

Elle est soleil qui chasse le gris

C’est son rêve de Jaune


Mijoty peint, elle dépeint

avec la permission des anges

Des orangers sur ciel norvégien

C’est son rêve d’Orange


Mijoty rage, elle enrage

Pour les pauvres rien ne bouge

Fini les rêves, elle s’engage

C’est son rêve de Rouge


 

 

arc en ciel quai des rimes

 

La pluie s’est en silence brusquement arrêtée

Mijoty ouvre sa boîte à rêves mijotés

Le violet,

l’indigo,

le bleu,

le vert

Le jaune,

l’orange,

Le rouge

S’échappent en riant de cet écrin éternel

Et forment ensemble un joli rêve arc en ciel

 

 

 ACHETEZ CE LIVRE pour ouvrir la boîte à rêves de chacun des auteurs et ainsi contribuer au bonheur d'un enfant malade.

 

 

Merci à Quichottine, blogueuse de Cergy, de s'être investie dans la réalisation de ce livre de sa conception, en passant par la réalisation en interface avec l'éditeur et jusqu'à l'expédition du livre à la poste de Cergy-Pontoise. L'expédition on pourrait penser que c'est le plus facile, détrompez vous chers lecteurs et je vous conseille de lire sur son blog tragi comédie postale Cergyssoise et Cergypontaine en 4 actes (ACTE I, ACTE II, ACTE III, ACTE IV,  ACTE V)


Par Martine - Publié dans : Livres / Films - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 05:00

Maryse MARTIN-LELIEVRE réalise de très beaux sacs à mains très créatifs. Ce sont ces sacs qui ont inspiré à Jean GENNARO écrivain des mots migrateurs (association Cergyssoise d'auteurs)  de très jolis textes pleins de poésie, d'humour, et de jeux de mots qu'il a réuni dans ce recueil "SACS SO FUN".

 

Jean était postier de métier, alors les sacs il connait et il a plus d'un mot dans son sac.

Un extrait pour le plaisir des mots

 

Le Sac Ray Coeur

 

Il y a quelques années, alors que ma vie était dans un cul de sac, j'ai attrapé la foi.
Après avoir reçu les saints sacrements, j'ai fait mon sac de pélerin pour partir sur les routes de Saint Sac de Compostelle. Dedans j'ai mis les provisions de bouches bénies suivantes :

- du beurre de missel

- un navet Maria

- un saucisson à l'ouaille

- du pâté de foi

.....

 

Et bien d'autres choses victuailles encore que je vous laisse découvrir.

 

 

 

sacs-so-fun.jpg

 

Vous pouvez vous le procurer aux Edtitions deu Banc d'Arguin : CLIQUEZ ICI

Par Martine - Publié dans : Livres / Films - Communauté : Ami-mot
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 05:00

  Merci à   Jean GENNARO    de l'association d'auteurs les mots migrateurs de m'avoir envoyé "son superbe poème : il neige sur l'axe majeur" extrait de son recueil de poésies "les tangonautes" - Editions du banc D'Arguin

 

 

 

 

cergy dans la brume 2 (Copier)

 

Matin d’ouate à Saint-Christophe

Sur la perspective bouchée par le brouillard
Cergy n’est plus qu’une vague idée

Un silence blanc plane sur l’esplanade
Que faisons-nous ici
toi l’invisible et moi l’effacé ?
C’est à peine si l’on se voit
entre ces colonnes aux fûts tronqués
La brume nous défigure

Paysage d’amnésie dans un matin coton
Je suis à l’heure au rendez-vous
je suis fou d’encore l’aimer

Cet escalier sans fin
s’enfonce dans un ciel à l’envers
On s’élève à mesure que l’on descend
J’ai dévalé mille marches
sans toucher le fond du paysage
L’olivier gelé des Droits de l’Homme
a l’air d’une barbe à papa
qui s’effiloche dans sa cage

En amoureux transit
j’avance sur le pont-sabre vermillon
qui sort de son fourreau de brume
Ses neuf portiques ouverts
lui confèrent un statut de sculpture
Je les découvre l’un après l’autre, couronnés
par le globe pâle du soleil

« Il brume sur l’Axe Majeur… »
Je n’ai pas su retenir notre bonheur


L’écho de nos baisers me poursuit
Elle me manque et elle m’emplit
Je marque avec des mots d’urgence
le territoire de son absence

Est-ce toi, mon ombre albinos
qui m’as soufflé cette éventualité
d’un saut de l’ange dans le néant ?
Je me penche au-dessus des nuages
sans éprouver aucun vertige
Seules les cimes des arbres nus
percent la brume anthropophage

Moi et mon ombre albinos
voyons venir un homme en marche
sur le parapet rouge
un funambule-guerrier du brouillard
un homme polaroïd
sorti de l’écran qui nous masque Cergy

On se croirait dans un film d’espionnage
Nos regards se croisent une seconde
Lequel de nous deux passe en zone libre ?
Echange de prisonniers sur la passerelle rouge
Je ne me sens plus à cran
Là-bas un convoi m’attend
Mais je m’égare… sortir de l’écran…

Enseveli sous un tas de mensonges
sur cet immense lit sang d’acier
aux baldaquins coupés
j’habite mon inutile attente
en fredonnant l’Infini

« Il brume sur l’Axe Majeur… »
Je n’ai pas pu oublier notre bonheur
comme je n’ai pas su le retenir

En amoureux transit
au ralenti
j’avance sur ce pont
chenille-bandonéon
suspendu comme le temps
comme si terrien n’étais…

Lentement le paysage se débrume…
Le nez me pique – ça sent la neige
Une étoile fileuse brille dans le ciel cotonneux
Le monde cherche ses couleurs à tâtons
violoncelle-papillon

Je sens son souffle sensuel sur mes paupières
La nuée a épousé son teint de lys
Aujourd’hui est comme hier,
tissé avec le même fil d’amour
sur la trame rêche du silice

Masse d’ombres aux arêtes vives :
l’outreville apparaît au-dessus des bois
le silence s’effiloche en fumerolles sur le fleuve
J’entends en bas bruisser
le filet d’eau d’une antique fontaine

La passerelle vibre comme un diapason
sous mes pas qui reviennent à elle infiniment
Son tablier rouge vif allume une lueur fauve
dans les yeux des deux Toros de fer
qui veillent plus loin au bord de la rivière
sur le sommeil éternel du Cid
C’est ainsi que sous ses masques picassiens
soudés aux grilles du château de La Bête
le Mythe regarde passer les bateauX

J’aimerais qu’il neige sur l’axe Majeur
Le Théâtre d’en haut gonfle ses joues de souffleur
de rêves, au bout de sa sarbacane rouge
enfle une boule de lumière

A l’avant-scène de l’amphithéâtre
penché au-dessus du bassin
Narcisse dialogue avec son image
Reprendra-t-il son âme à son reflet ?
- à force de paraître, l’être disparaît

Le pont vibre à nouveau de la rumeur citadine
Le cœur tribal du ghetto
bat dans ce grand corps écarlate
Est-ce en bas qu’elle m’attend ?
Mes pieds se souviennent du tango qu’on dansait
Je n’ai jamais cru qu’elle viendrait
Sa pensée me frôle
Elle a un rire soyeux

Cette fois
il neige sur l’Axe Majeur
Ca me rappelle cette chanson qui pleurait le bonheur
et pourtant
les flocons fondent sur mes paupières ardentes
J’entends à nouveau sa voix envoûtante


L’air est doux comme un édredon
Je ne me sens plus seul sur ce pont désert
Du vieil homme déchiré je m’éloigne
peau à peau

La perspective est belle comme un rêve d’architecte
où l’Ordre règne au-dessus du Chaos.

 

Poème de  Jean GENNARO extrait de son recueil de poésies

"les tangonautes" - Editions du banc D'Arguin

Par Martine - Publié dans : Livres / Films - Communauté : Les blogs citoyens
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 05:00

Je vous ai déjà parlé de Quichottine et de son blog. Si vous la visitez régulièrement vous savez qu'elle a une belle plume et que c'est une conteuse intarissable. Elle imagine des histoires de lutins mulitcolores qui peuplent sa bibliothèque et à qui il arrive des aventures parfois toutes simples comme la vie.

 

 

img020.jpg

 

Si vous avez des petits enfants qui savent lire et qui aiment les beaux contres  : le livre de Quichottine illustré par de jolies aquarelles de Anne Auburtin "contes du lutin bleu"  est une belle idée de cadeau pour Noël.

 

On dit qu’il existe, très loin d’ici, mais si près que vous pourriez vous y rendre seulement en fermant les yeux, d’un simple battement de cils, une forêt merveilleuse où chaque arbre est différent.

Tous se côtoient pourtant, sans que jamais l’un d’entre eux ne nuise à l’autre.

Là vivent des personnages étranges, très petits, toujours cachés sous des capuchons pointus, de la même couleur que leurs vêtements. On les appelle « lutins » mais nul ne sait si c’est vraiment ainsi qu’on devrait les nommer.

Chaque lutin est unique. Il a une histoire à raconter, de celles que l’on écoute, au coin du feu, lorsque le vent souffle au dehors en grandes rafales, fait battre les volets, et voudrait bien s’engouffrer dans nos cheminées.

 

Même s'ils ne savent pas lire, vous pouvez leur raconter c'est ce que j'ai fait avec ma petite fille de 4ans et elle a écouté sagement.

 

 

Vous pouvez vous le procurer sur le

site de l'éditeur "the BookEdition"

 

Merci Quichottine, j'ai pris beaucoup de plaisir à te lire

Par Martine - Publié dans : Livres / Films
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