Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /2009 04:24

Les voeux du Maire auront bien lieu le 8 Janvier.

Brigitte Lécuyer m'a adressé deux  billets d'humeur mais aussi d'humour concernant les voeux du maire 2004 et 2007. J'ai beaucoup ri en les lisant  parce que c'est tout à fait ce que je ressens à chaque cérémonie des voeux mais je n'ai pas le talent littéraire de Brigitte pour les raconter ainsi :

VOEUX 2005 :

Voilà bientôt dix-sept ans que j’habite Cergy et enfin c’est arrivé, je suis invitée aux vœux du Maire. J’avais déjà entrevu quelques préparatifs somptueux, il y a des années, quand mon fils utilisait la même salle avec le GERC, groupe d’escalade et de randonnées de Cergy. Je m’étais dis que ça devait être « queqchose » que cette réception-là, en voyant les camions s’affairer autour de l’endroit,  les allers et venues des traiteurs et la déco époustouflante. Mais je n’étais pas du gratin à l’époque, j’étais juste une pauvre contribuable mise à contribution pour les colossaux travaux pour le devenir magnifique de notre cité. Maintenant je sais. Je sais pourquoi je dois souffrir mille maux dans mon quartier, dont le quotidien me pèse les nuits d’été ou quand, aux petits matins frileux je suis réveillée en fanfare à moins de 6 heures du matin par le marché. Car nos nuits sont plus courtes qu’ailleurs, et ça n’a pas changé.Enfin, après une queue digne d'un des meilleurs Spielberg, nous entrons, ma camarade présidente et moi pompeusement baptisée Presse/Com. De mon association. Je pénètre dans le sein des seins, gardé comme il se doit, par des policiers en faction. Sur la place du marché des véhicules chics rutilent sous de nouveaux réverbères encore enrubannés. Je conserve dans ma poche, mon invitation format éléphantesque, des fois qu'on me reconnaisse comme la fille du quartier, celle qui habite à juste côté, et pas dans les quartiers classes et les résidences Kaufman. Mais on me laisse entrer ! Je garde mon manteau. Je me méfie des vestiaires, j'aurai bien trop peur qu'ils se trompent et donnent mon meilleur manteau, faux cachemire à un pauvre de Courdimanche.

Le maire à l'entrée salue les siens, souverain, sourire de circonstance, cravate rouge et brushing impeccable : un vrai Don Juan de comédie. Je me fais toute petite et serre sa main molle, je n'ai pas osé la révérence, Point trop n'en faut. Ca me rappelle quand je devais baiser l'anneau de monseigneur l'évêque, le jour de ma confirmation. Et dans la foule qui cherchait les siens, je reconnais des têtes, qui semblent dire : t'es invitée toi ? Chacun essayant de repérer dans la nuée incertaine, une figure amie ou ennemie. Des gradés en uniforme paradent, épaulettes dorées et lavallières étincelantes au garde à vous. Des messieurs cravatés de frais, des dames en tenue de fête, souliers cirés et coiffure nette, par petits groupes se tiennent dignes et fiers de faire partie de l'élite : ils sont ceux qui ont le droit de voir le roi de près, de lui serrer sa pince monseigneur, ceux qui méritent, ceux qui détiennent le privilège de se gaver de Champagne et de petits fours aux frais de la princesse Municipalité. Ils attendent le discours, et ils ne seront pas déçus, car il dure le discours, il dure..... Long comme un jour sans faim. En attendant je crevais la dalle ! En douce, je reluquais les tas de victuailles qui s'alignaient sous mes yeux ébaubis. Tant d'opulence dans ce quartier, me laissait un arrière goût de dégoût. Mais puisque je faisais partie des nantis maintenant, je n'allais pas laisser ma part du pauvre à un moins pauvre que moi. Après des minutes interminables à danser d'un pied sur l'autre, le signal fut donné et la curée commença.

Devant tant de bouffe à gogo, les gens se comportaient comme des primitifs tout juste sortis de leurs troglodytes, les femmes n'étaient pas les pires. Je fendis la foule avec ma copine, évitant quelques coups de coudes malencontreux. Près du festin, c'était quasiment miraculeux d'attraper un semblant de nourriture et c'était fait exprès, de très petites choses blotties dans de minuscules assiettes translucides tendaient vers moi leurs jolies frimousses, mais impossible d'attraper quoique se soit sans se faire écraser les pieds, bousculer, et je compris alors l'expression : Attraper au vol. Quand enfin je restais bloquée près de la sainte table, j'extirpais un truc au hasard. Toutefois, il faut s'appeler Shiva pour tenir une cuillère, une assiette en carton mou et un verre de Champagne en même temps et engouffrer le tout en restant un rien civilisé et digne ! Et comme, pauvre bêtasse, j'avais conservé mon manteau dans une main, je devais choisir entre manger ou boire, ou tenter les deux mais crever de chaud.

Je choisis de boire, il faisait horriblement soif ! Le Champagne étant noble et frais, je me résignais à siffler plusieurs coupes l'estomac vide. Pour le reste, je me contentais de saisir une miette de nourriture au demeurant des plus variée, et pas encore avariée malgré la chaleur ambiante. Au menu, rien que des choses succulentes. On pataugeait dans le luxe. des plateaux de fruits de mer côtoyaient des montagnes d'huîtres et des collines de crevettes qui avaient attendu comme nous tous au chaud, loin de leur cher océan, avant être dégustés et qui...et qui à bien y regarder, ne me tentèrent pas plus que ça. Car, allez dépiauter proprement une crevette d'une main, plutôt galère ! Quant à gober proprement une huître, je ne m'y risquais pas ! j'adore les huîtres, mais les huîtres tièdes, non merci !........je me serai sustenté de canapés simples, genre bannette, faciles à engloutir, alors que les machins en caissette, déco raffinée et mayonnaise à gogo étaient légions. Le luxe vous-disai-je, le grand luxe ! Le grand étalage de la gauche caviar.

L'orchestre, un vrai, nous cassait proprement les oreilles, on les avait payés pour cela, ils exécutaient ! Dans le brouhaha ambiant, il fallait crier pour se faire entendre de son voisin. Nous étions tous beaux, soudain, entre gens du même monde dans la pénombre agrémentée de spots colorés, des plus joyeux

Dans la mêlée générale, je perdis mon amie, que je retrouvais fort tard, aussi affamée que moi et qui tentait en vain de se nourrir d'un petit pois égaré. En l'occurrence, on était venu aussi pour ça. Je n'avais rien mangé à midi et mon estomac hurlait : Famine ! Même les fonctionnaires, réputés avoir le bras long, se donnaient un mal de chien pour tirer du magma informe, une bricole qui échappait à la curie. Je tentais ma chance à d'autres tables, mais je dû abandonner et je ne récoltais que ce qui traînait au bord. Des miettes. Des gosses se faisaient encore plus petits et profitaient de la manne, bien calés sur leurs jambes de nains. Indécrottables, indéracinables, ils bouffaient, bâfraient, jusqu'à s'en faire péter la sous-ventrière. Je ne savais pas qu'on pouvait amener ses enfants, les miens ne l'étaient plus vraiment et ils n'auraient certainement pas apprécié cette débauche. Les gosses malins comme des singes glissaient leurs doigts potelés entre les bourrelets de matrones endimanchées, et enlevaient des assiettes garnies de tout un tas de choses rigolotes, absorbables, consommables, voire engloutissables, je regrettais mon appareil photo, j'avais devant les yeux un authentique tableau signé Breughel !

Après ma troisième coupe, je commençais à me ficher des malheurs du monde, du tsunami et des inondations, et à ma quatrième, je racontais n'importe quoi ! Je n'étais pas la seule ! Je m'en foutais, je ne conduisais pas et j'habitais à deux terrines de maison. Je rencontrais mon amie Caroline, la plus folle et talentueuse des artistes de Cergy, fidèle à elle-même, encore parée comme un sapin de Noël, lumineuse et fanfrelucheuse. Elle vaquait, rose affriolante parmi des glaïeuls guindés ou comme une anémone égarée parmi des gerbes gerbantes sur un monument aux morts.

La foule se fit moins dense et les tables apparurent dénudées et sinistres. Malheur, Il ne restait plus rien à se mettre sous la dent. C'est alors que parurent au loin des plateaux abondamment garnis et comme une nuée de sauterelles enragées, ils se précipitèrent tous ! En trois coups de coude, les plateaux étaient vides... Je ne m'abaissais pas à m'abaisser comme eux et me résignais à descendre une énième coupe, mon verre devenu opaque et gras se cramponnant à ma main. Lui et moi, on faisait admirablement équipe mais toutes les bonnes choses ont une fin. Je décidais d'arrêter là les frais. Je n'étais plus très fraîche, ni même présentable, mais avais-je besoin de l'être pour aller me coucher.

A la sortie, on nous offrit un agenda grand format, un badge orné du nouveau logo de Cergy et un brillant stylo qui faisait torche à un bout et qui accessoirement écrivait de l'autre, mais pas les deux en même temps. Pas moyen donc d'écrire dans le noir : une lumineuse trouvaille !

L'air glacé me fit retrouver mes esprits. Et quoique l'action se situât rue des Petits Pains, il n'y eut point de miracle et le combat cessa faute de combattants. Je repris le chemin de mon chez moi, rue de l'Abondance, qui comme chacun le sait ne nuit pas ! Et puisque la saison est lancée.... dans une semaine, je recommence !


Brigitte Lécuyer (janvier 2OO5)



VOEUX 2007


Tradition oblige, je suis invitée aux vœux du Maire. C'est une chance parce que c'est tout à coté de chez moi. En deux sauts de puce, j'y suis. J'ai apprécié la transformation de la salle de sport, où mon fiston (qui a déserté la ville pour Paris) grimpait aux murs naguère avec le groupe d'escalade.

Je dois avouer que j'ai aimé la déco qui était soft et très élégante. J'ai  entendu des gens se plaindre des problèmes de stationnement. Je connais le problème par cœur puisque je vis ici depuis plus de vingt ans. Je suppose que nos problèmes lassent et ne pèsent pas bien lourd dans la bataille électorale qui va se jouer. Je sais seulement que la Bastide reste une épine plantée dans le pied du Maire pour x raisons sur lesquelles je ne m'étendrais pas en cette soirée de fête

Après qu'on eut vérifié mon carton d'invitation à l'entrée, je reçus une petite boite et ma curiosité l'emporta. Je me dépêchais d'ouvrir, (je me méfie peut être à tort des cadeaux de la mairie, celui de l'année dernière m'avait paru d'un goût douteux,  je l'avais donné à de mes petits voisins. A l'intérieur d'un mini pot, je discernais comme une sorte de crotte en chocolat ! Ne riez pas, la lumière étant opacifiée, on n'y voyait goutte. Il s'agissait en fait d'une pastille de tourbe, laquelle était accompagnée de graines de thym. J'ai tenté de comprendre le signe, si signe il y avait, je n'ai rien trouvé. J'en ai déduits que comme le thym et plus spécialement les infusions de thym étaient bonnes pour la santé et expectorantes, que la municipalité voulait notre bien à tous et surtout une très bonne santé. Plus tard, beaucoup plus tard, j'ai planté mes mini graines et j'ai eu de belles pousses d'environ 5 centimètres, jusqu'à ce que tout crève : la fonte des semis était sournoisement passée par là.  

  Comme j'étais venue sans sac à main, pour des raisons pratiques, je tentais de caser ce truc encombrant dans une de mes poches de manteau. Je donnais celui-ci au vestiaire où des jeunes filles en fleur, tout sourire, se pelaient de froid, en rangeant les doudounes des autres. Le carton d'invitation indiquait 18 heures, et je suis hélas du genre toujours à l'heure, on ne se refait pas.  

Il y avait deux entrées, une en haut et l'autre en bas. J'ai vite compris, qu'on faisait la queue pour serrer la pince monseigneur du grand chef, et se faire présenter des vœux de circonstance.  J'ai traîné un peu l'air de rien, en attendant que mes copines rappliquent. Quand deux sbires m'ont affirmé que je n'étais pas obligée d'en passer par là où je ne voulais pas passer. Vous êtes certains, leur dis-je ? Si je ne passe pas par la case départ, je n'irai pas en prison. Les gentils messieurs m'ont assuré que non. J'ai donc poussé un ouf de soulagement discret, et je suis entrée. 

J'ai senti  la chaleur ambiante me sauter aux joues, la foule commençait à circuler lentement, chacun cherchant des yeux les siens, ceux de son clan, et les autres, ceux qui se réjouissaient en douce de faire partie de l'élite. J'ai été ravie d'apercevoir une tête connue, en l'occurrence le secrétaire de mon association. Il arborait costume et cravate et on a fait un brin de causette succinct, vu qu'on s'était déjà vu le matin même. Lui était passé par la case départ, moi, j'avais bifurqué, chacun ses choix ! Au passage j'ai apprécié qu'on ait mis des sièges pour les gens âgés, les indigents et les malades, et j'ai tenté de m'asseoir en attendant, mais une mégère pas apprivoisée m'a houspillé « c'est pris » a-t-elle dit, d'un air revêche, et aussitôt elle a posé son sac à main sur la chaise, pour marquer son territoire  J'ai fuis dans une autre direction avec un sourire narquois. L'air de dire, ma cocotte, profite bien de ta chaise, je resterai debout contre vents et marées, je suis encore jeune, moi ! Bien que mes genoux eux, disaient le contraire.

Durant toute la séance des voeux,  j'ai souffert de la température ambiante démente, et comme certains  je me suis pensé : où sont les économies d'énergie ? C'est alors que cherchant un peu d'air frais en direction des couloirs, un grand black me fit remarquer que j'étais bien rouge, je répliquais gentiment que je ne pouvais lui rendre la pareille. J'avais horriblement chaud, et à ce moment-là, j'en étais seulement à ma deuxième coupe de Champagne qui était fort délicieux, quant au reste, ce qui était sensé être comestible d'ordinaire, ça me sembla peu appétissant. J'y reviendrai plus tard.

Ça n'en finissait pas là-haut, les serrements de main et les embrassades, beurk, beurk avec la chaleur, tout devait coller.  Et pendant ce temps là, perfidement, les miasmes de la gastro hivernale se réjouissaient de tant d'effusion et proliféraient à vive allure.    

J'ai retrouvé notre secrétaire et bêtement j'ai demandé : ça c'est bien passé ? ...j'ai immédiatement senti que c'était ridicule et je l'ai laissé avec ses convictions! J'ai continué à bavasser l'air de rien en attendant que ça se passe, tandis qu'une vieille copine dans mon dos, patientait  pour me dire simplement bonjour.

Le temps passait et ça n'en finissait  toujours pas  les petites parlottes et les apartés. La foule continuait de s'agglutiner par paquets. On se serrait bravement les coudes à présent et la chaleur montait, montait...Soudain, mon téléphone portable vibra et une voix amie dit : on est là, j'ai dis où, où ?  Et la voix m'a guidé à travers un bloc compact qui ne voulait pas se bouger d'un poil.  J'ai dit pardon, pardon messieurs dames, une quinzaine de fois, le téléphone scotché contre mon oreille et enfin je l'ai ai trouvées, toutes belles et chic, en rouge pétant, l'une comme l'autre !  moi je n'avais que mon écharpe de rouge, et mon visage. Il était temps que je me pose,  à presque 19 H 15, l'équipe municipale s'est avancée sur la scène et le spectacle a commencé. Retransmis par des écrans géants pour qu'on ne rate aucun détail. Monsieur Larsen a tenté quelques couacs, et comme je ne m'attendais pas à des retentissants bouleversements, je n'ai pas écouté grand-chose. La politique c'est toujours pareil, pas de préliminaires, on entre dans le vif du sujet, mais moi je suis une sentimentale, il faut m'enrober les maux dans la guimauve, me les lover dans du papier de soie,  pour que je les trouve jolis et bien tendres !!! Et puis, ce n'était pas franchement ce que j'avais envie d'entendre. Je dansais d'un pied sur l'autre en reluquant le Champagne que des serveurs stylés commençaient à servir dans des flûtes entassées  en une pyramide savante  zut pensai-je, le Champagne va être chaud, quel dommage !  Le maire  n'avait pas mis sa cravate rouge cette fois là, il continuait son laïus sur un ton monocorde, mais semblait se convaincre au fur et à mesure qu'il lisait son discourt. Il déboisa sur son futur adversaire, comme c'est de bonne guerre, mais celui-ci n'était pas encore arrivé. La cravate du maire était si pale qu'on la discernait à peine, par contre son brushing semblait en béton armé.


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Le groupe semblait soudé, ils étaient tous attentifs  et conquis  d'avance,  sauf peut être l'opposition qui devait trouver qu'on en faisait des tonnes, et que ça avait assez duré.     

Les serveurs ont apporté des plateaux garnis de trucs en couleur, qui semblaient être comestibles. J'étais fascinée par ces petits ronds couverts de mayonnaise certainement pas allégée. Comme on était près de la table, on a été les premières servies, mais alors on ne pouvait plus s'échapper, de partout ça affluait. Ils  voulaient tous leur part du butin. Enfin j'ai pu m'extraire du magma et quitter la sainte table, pour ....siroter mon Champagne qui avait bien du  mérite à rester frais. La bouffe semblait jolie mais navrante de goût : rien que des trucs mous, déjà pré mâchés ! J'ai fait remarqué à mes copines qu'on sentait bien que la population vieillissait car il n'y avait à manger que des choses semi-liquides. Elles ont eu la bonté de sourire à ma sortie du jour. Ça suffisait à me rendre joyeuse.    

 J'ai  continué mon tour de foule, j'ai salué des têtes connues, des de près et d'autres de loin, j'avais dit assez d'âneries. J'ai englouti quand même quelques denrées molles et insipides, et finalement j'ai encore opté pour le liquide, et j'ai fais en sorte de faire renouveler le contenu de mon verre dès qu'il était vide. J'ai vu arriver un énorme plateau d'huîtres et une copine qui n'avait pas l'intention de s'éloigner de la table de sitôt, m'en a fait passer une. L'huître était en gelée, et comme je ne pouvais pas cracher, je l'ai avalé à regret. Par la suite, j'ai préféré m'en tenir à ce que j'avais absorbé par hasard,  plutôt que de continuer à gober n'importe quoi, sous prétexte que c'était gratuit.  J'ai parlé avec des dizaines de personnes, mais je ne sais plus de quoi, faut dire qu'à la quatrième coupe, j'étais encore moins fraîche que les huîtres, mon sang bouillait littéralement et mes pieds en avaient marre de se faire écrabouiller. Il était temps de filer à l'anglaise, de retrouver l'air frais, de dire adieu à la foule qui s'éclaircissait, et qui attendait que le gros de la troupe ait déguerpi pour se taper tout le dessert. Je n'ai pas eu la patience d'attendre, mes amies s'étaient déjà fait la malle.   

 J'ai  réintégré mon manteau et la rue de l'Abondance qui porte si mal son nom. En trois minutes, j'ai atteint mon home, salué mon homme, et j'ai pris une douche salvatrice pour me laver des miasmes qui me collaient à la peau.

A l'année prochaine, si j'en réchappe !!!...


Brigitte Lécuyer Janvier 2007   


Par Martine - Publié dans : Poèmes de Brigitte Lecuyer - Communauté : Les blogs citoyens
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