Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 13:10

Communiqué de presse : 26/11/2007

A paraître le 4 décembre 2007 De temps en temps….

Premier livre de l’éditeur associatif Mots Migrateurs Editeur

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Ce recueil de Nouvelles sera présenté pour la première fois au public au
Salon L’Autre livre – 5° salon international de l’édition indépendante
à La Maison des métallos, 94 rue Jean Pierre Timbaud 75011 Paris
du 7 au 9 décembre prochain

De temps en temps… offrez-vous de nos nouvelles !

A l'heure où le temps disponible devient une denrée rare donc précieuse, seize auteurs ont pris sur leur temps pour vous dessiner un bouquet de textes riches
et authentiques. Toutes ces femmes et ces hommes ont pour point commun d'être membres du collectif d'écrivains valdoisien Les Mots Migrateurs.

Ainsi, en lisant ce recueil, vous voyagerez dans un temps à multiple "sentiments", parfois si humain que vous y laisserez certainement un peu d'émotion en route. Alors ? Temps suspendu ou temps interdit ?

Dépêchez-vous d'embrasser des yeux cet ouvrage, le meilleur antidote sans
doute à la morosité de notre temps commun qui fuit inexorablement…

De temps en temps…, c'est aussi, à double titre, le « jeune premier » d'une maison d'édition associative. A la fois N° 1 de la collection,  l'écriture en
partage et premier recueil de nouvelles, il porte entre ses lignes un grand message de fraternité littéraire et d'amour des mots partagé.

Et si je vous demandais « Quelle heure êtes-vous madame ? Quelle heure êtes-vous monsieur ? », vous me répondriez sans hésiter, après avoir pris ce volume dans votre bibliothèque... :
« Je suis deux minutes en avance sur le bonheur ! »

Philippe Raimbault
Président des Mots Migrateurs

Note de l’éditeur
Les auteurs de ce livre sont tous membres du collectif d’écrivains Les Mots Migrateurs, créé enavril 2006 à Cergy sous l’impulsion de quatre écrivains valdoisiens : Philippe Raimbault (AliasV. Gabralga), Paula Gonçalves, Jean Gennaro et Marie Souffron.  

Les 16 textes qui composent cet ouvrage ont été sélectionnés par le comité de lecture des MotsMigrateurs Editeurs dans un souci de grande qualité littéraire. Ils sont le fruit d’un travail mené sur plusieurs mois par leurs auteurs.

De temps en temps…
Prix de vente public : 10 Euros
© Mots Migrateurs Editeurs
ISBN 978-2-9530879-0-1
EAN 9782953087901
Association Loi 1901 Les Mots Migrateurs
Antenne de Quartier Les Hauts de Cergy. 5, rue du Lendemain 95000 Cergy.
Contact : Philippe Raimbault 06 83 35 71 79
mots.migrateurs@club-internet.fr
http://motsmigrateurs.over-blog.com - www.motsmigrateurs.fr

Table des matières

Préface de Jean-Louis Serrano

Arielle Alby, Mon rendez-vous
Sylvie Azéma-Prolonge, Mauvais quarts d’heure
Marie-Laure Bigand, Le passe-temps
Annick Chenu, Rester jeune jusqu’à la mort
Florence Foucart, Les marques du temps
V. Gabralga, « Temps d’aime »
Jean Gennaro, Yaël ou l’Or du temps
Paula Gonçalves, Hors du temps
Kyra Gomez, Hasta siempre !
Luc Hazebrouck, Le peintre et le prince
Brigitte Lécuyer, Trois mois et plus
Gwenaëlle Leprat, Tchacacha
Vincent Matrat, Souvenirs du futur
Marie Souffron, Le temps d’une partie d’échecs
Caroline Tafoiry, Un jour, ton heure viendra

Fast-Pause d’Olivier Campos

Préface
Le temps : mot singulier qui s'écrit toujours avec un s, même au singulier. Car le temps est pluriel. Il constitue la préoccupation essentielle de l'Homme qui a toujours cherché à le dominer, comme il a toujours cherché à dominer les Dieux. Diviser pour mieux régner. L'Homme a découpé le temps en ères, en siècles, en années, en heures. Vainement, car le temps ne se mesure pas. Une heure n'égale pas une heure. L'heure dans le cabinet du dentiste est beaucoup plus longue que l'heure passée auprès de l'être cher.
C'est avec le temps qu'on évalue la vie ? C'est un leurre ! L'homme vit
maintenant quatre-vingts ans. On lui a accordé  tout ce temps. Non ! La mémoire efface les six premières années de notre existence, et les plus importantes, nos plus belles victoires, la naissance, nos premiers pas, notre premier mot, nos grandes découvertes de ce monde. Puis elle nous vole les dernières, à cause du docteur Alzheimer. Une bonne décennie nous est donc dérobée
irrémédiablement, sans que nous puissions en revendiquer la propriété. Arthur Raimbaud a vécu en trente-sept ans ce que plusieurs vies nesuffiraient pas à accomplir : l'ombre, la lumière, le génie, puis l'ombre encore, et le mystère
avant la mort anonyme. Le poète aux semelles de vent n'a pas gâché son temps,
il a simplement perdu sa vie, comme on perd une étoile au fond de sa poche trouée. Ainsi, nous ne maîtrisons pas le temps. On perd son temps sans espoir de
le retrouver un jour. On gagne du temps que l'on ne peut pas mettre en banque pour en jouir un autre jour. La recherche du temps perdu est plus illusoire que
la poursuite de la licorne. L'espace se parcourt à l'envers, on peut retourner dans son pays natal, retrouver sa maison presque intacte, pareille à celle de son enfance, mais le temps de l'enfance, cette époque bénie où tout était possible, où chacun est une promesse ? Il est impossible de remonter le temps, c'est un flot impétueux qui nous entraîne irrémédiablement vers la grande mer, la grande
mort, la fin des fins. Non, pas la fin des fins puisque le temps est libre, il n'appartient à personne. La fin des fins n'existe pas. Seulement notre fin, et c'est ce qui fait notre désespoir, vaniteux que nous sommes. Nos heures sont comptées, avec l'étalon élastique, mais quand nous aurons épuisé notre crédit d'heures, le temps continuera pour les autres qui s'en délecteront sans nous. Injustice suprême ! Alors, si le temps n'a pas de début, pas de fin, s'il est éternel, s'il domine notre mort, il est aussi fou de le mesurer que de mesurer la barbe du Bon Dieu. L'espace oui, il est à notre portée, on peut s'en acheter une parcelle et y construire sa maison, mais le temps, lui, c'est la ligne de fuite, l'inaccessible, c'est la dimension mystérieuse et divine de notre monde. Le poids des ans est le doigt puissant que Dieu pose sur nous, pour nous faire courber la tête. Parler du temps, écrire sur le temps, c'est recommencer à raconter la Génèse, et tutoyer le ciel.
Jean Louis Serrano


Jean Louis Serrano, auteur et habitant d’Osny, est né en 1946. Son thème de prédilection
reste la notion du bien et du mal dans des conditions extrêmes, quand le prétexte d'une guerre libère toutes les rancoeurs et les instincts. Ses livres ont été récompensés plusieurs fois par les lecteurs. Le prix Alain Fournier lui a été décerné pour Le monde m'était promis.


Les ouvrages de J.L. Serrano :
Les chiens des collines chez Denoël
Immigrés en Val d'Oise aux Editions du Valhermeil
Le monde m'était promis aux Editions de l'Aube 
Le bateau sur la falaise aux Editions An Tu All Ar Mor
L'homme nu et les limons de l'Oise aux Editions du Valhermeil
 
Par Martine - Publié dans : Livres / Films - Communauté : Les blogs citoyens
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